Uzès – Obaix – La Nouvelle Orléans – Cuernavaca

(Christophe Masson – 19/07/2022)

Je n’ai pas lu beaucoup en vacances, juste entamé sous les platanes d’Uzès le dernier roman de Christophe Masson Villa Formosa (éd. Revoir). Pas sûr que vous le trouverez en librairie, moi je me le suis procuré directement auprès de l’auteur que je suis depuis plusieurs livres via Facebook Messenger https://www.facebook.com/christophe.masson.1276

J’aime beaucoup cet auteur qui est avant tout un grand voyageur et qui de ses périples a ramené tantôt des carnets de voyages, tantôt des récits et des romans plus ou moins autobiographiques (lire e.a. mes chroniques du 2 mars 2021 Lecture suspecte et du 1er septembre 2021 Voyage, voyage).

Le roman Villa Formosa a été écrit pendant le confinement sur base de carnets de voyage anciens aux USA et au Mexique effectués entre 1978 et 1985. « Villa Formosa est un enfant du covid… Entre 21 et 27 ans, j’avais fait deux fois le tour des Etats-Unis et effectué une large boucle au Mexique… le confinement me donna l’occasion de m’y replonger (les notes et carnets de l’époque) et de remettre mes pas dans ceux du jeune homme que je ne suis plus… »

Mi-biographie, mi-fiction, ce livre raconte essentiellement l’histoire d’une amitié indéfectible entre Christophe, jeune Français en année sabbatique rêvant de devenir écrivain et Juan, étudiant vénézuélien, hébergés par une vieille dame taïwanaise dans sa villa, sorte de maison d’hôtes, qu’elle a baptisée Villa Formosa en souvenir de son passé douloureux dans cette île chinoise.

Les deux jeunes vont vivre dans une grande insouciance heureuse, sorties mémorables dans la « swinging and jazzy » New-Orleans, pétards, bières, filles, basket, etc. Mais derrière cette ambiance joyeuse, se jouent des drames liés à la marijuana et à la poudre blanche.

Christophe rentrera en France à la fin de l’année universitaire, quand Juan obtiendra son diplôme et devra rentrer au Venezuela, bien décidé à se consacrer à sa passion de l’écriture et de la photo. « L’excitation intellectuelle vaut toute la cocaïne du monde. Timidement d’abord, puis poussé par une douce euphorie, je me mis à composer des couples selon un principe simple : une photo, un témoignage. »

En 1985, Christophe veut retrouver Juan alors au Mexique pour raisons professionnelles et prend prétexte de reportages pour se rendre à Cuernavaca où vit son ami. Mais avec les années, les rêves, les gens, les choses changent, il ne reste souvent que des fantômes du passé. L’amitié entre Christophe et Juan survivra-t-elle ?

Je ne vous le dirai pas évidemment, histoire à lire.

Ce livre m’a beaucoup plus, je l’ai écrit plus haut, et je l’ai lu dans des circonstances favorables, la chaleur et la touffeur de la canicule, à Uzès d’abord, à Obaix chez moi ensuite, me propulsant encore plus dans l’atmosphère de la Louisiane et du Mexique.

Chaque livre est un voyage, mais certains le sont plus que d’autres. Merci Christophe, tu es un guide formidable.

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