Route de l’Amour

(Marie Jacob – Borer – 13 décembre 2021)

Je voyage depuis quelques jours, en traînant et flânant le plus possible, entre les pages d’un livre que vous ne lirez probablement jamais car il n’a été écrit et publié qu’à quelques exemplaires par une amie, Marie-Jacob-Borer, pour sa famille et ses proches. Mais il ne faut jamais dire jamais, une édition future n’est peut-être pas impossible.

Il s’agit d’un carnet de route extraordinaire relatant jour par jour, dans une belle écriture, un voyage de rêve en compagnie de son mari sur les anciennes pistes caravanières de la légendaire Route de la Soie, depuis la Belgique jusqu’à la Mer Jaune. En trois étapes, 2004, 2006 et 2009, le couple a visité des villes et des lieux mythiques aux noms envoûtants comme Marie l’écrit en quatrième de couverture : Istanbul, Kayseri, Ispahan, Persepolis, Shiraz, Boukhara, Samarcande, les Monts Célestes, Kashgar, Turfan, les déserts du Taklamakan et de Gobi, Dunhiang, Xi’an et enfin Beijing.

À chaque paragraphe, avec Marie et Etienne, on découvre une coupole d’église rupestre, une mosquée millénaire, deux ânes sur un sentier de montagne, un village où tout n’est que couleur sable, des paysages d’arbres fruitiers, des étendues sèches piquées de quelques petits coquelicots, des militaires tracassiers, des hôtels plus que basiques… et puis aussi et surtout des rencontres inoubliables, des familles démunies mais accueillantes et des jeunes gens ravis de jouer les guides hésitants en français ou en anglais, en turc, en russe, en allemand ou encore en langage des signes… peu importe, Marie et Etienne sont d’étonnants polyglottes.

Mais ce périple fabuleux est surtout un beau voyage d’amoureux. Au milieu de nulle part, pour ne citer qu’un exemple, quand ils visitent une église ou un caravansérail, ils testent l’acoustique en entonnant des airs d’opéra ou de chant choral, elle la soprano et lui le baryton. Et parfois ils se font surprendre par les bravos de villageois apparus comme par miracle derrière les vieux murs.

Un autre moment fort et touchant parmi des dizaines et des dizaines est leur retour à Éphèse en 2006. Ils s’arrêtent dans un atelier de bijouterie où ils avaient rêvé deux ans plus tôt devant une magnifique émeraude qu’ils n’avaient pu acheter. Cette fois, Etienne offrira à Marie qu’il appelle « sa sultane » la magnifique bague pour leurs « 40 ans de bisous cette année » et la vendeuse lui conseillera de la porter « tous les jours avec bonne santé ».

Un livre-voyage inoubliable que j’ai absolument voulu ajouter dans ce blog de mes lectures-bonheurs et partager avec vous, même si vous n’aurez pas la chance de le lire.

Sauf si… qui sait ?

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