Lille, Lire

(Amélie Nothomb – Colum Mc Cann – Marc Dugain – 21 août 2021)

Plus d’un an que nous n’avions plus mis les pieds à Lille, Covid oblige.

Avec notre pass sanitaire, nous y sommes enfin retournés aujourd’hui. Marie-Thérèse pour son shopping Géant des Beaux-Arts et moi ma vadrouille au Furet du Nord.

Chacun sa route, rendez-vous dans une heure sur la terrasse du Coq Hardi pour un waterzooi de poisson pour elle et un potjevleesch pour moi accompagné d’une Ch’ti blonde bien fraîche. Tout autour de nous, les gens discutent joyeusement, il fait beau et la fontaine du bassin au pied de la colonne de la Déesse chantonne.

Marie-Thérèse admire et caresse ses achats de pinceaux, de tubes d’aquarelles et d’encadrements dans leur grand sac. Moi, tout en savourant ma blonde légère de Lille, je tripote le butin que j’ai ramené du Furet du Nord, une de mes librairies préférées.

Tout d’abord l’incontournable Nothomb de la rentrée, c’est une habitude de longue date en ce qui me concerne, sans savoir de quoi il est question dans ce nouveau livre, je l’achète pour l’ajouter à ma collection complète des œuvres de la folle Amélie que j’aime. Son titre cette année ? Premier sang. J’aime bien. La quatrième de couverture ? « Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre ». La reine des formules courtes et des aphorismes a encore frappé, j’adore. Quant au livre, une soirée de lecture et je saurai.

Deuxième achat, beaucoup plus sérieux, Apeirogon (éd. 10-18 Belfond) de Colum Mc Cann dont j’avais lu avec passion il y a une douzaine d’années Danseur, l’histoire explosive de Noureev. Dans son dernier roman au titre bizarre emprunté à la géométrie, Colum Mc Cann réunit deux hommes que tout aurait dû opposer, un palestinien et un israélien, dans un poignant combat commun pour la paix car chacun a vécu le même drame, la mort de leurs filles. Un livre qui collectionne les prix mais surtout qui nous invite à réellement tenter de comprendre les nombreuses facettes du conflit israélo-arabe.

Troisième achat, La volonté (éd. Gallimard) de Marc Dugain. Un de mes auteurs chouchous qui dans ce roman dévoile un peu, beaucoup, de sa vie privée en retraçant le parcours de son père avec lequel il n’est pas parvenu à s’entendre mais dont l’inépuisable volonté a fortement marqué son inspiration d’écrivain.

Ce qui me fascine au Furet du Nord, c’est que je ne sais jamais quand j’y entre, avec quels bouquins j’en ressortirai. Les murs tapissés de livres, la disposition de ceux-ci à hauteur de votre regard quelle que soit votre taille, les fiches-commentaires des conseillers-libraires, les discussions que vous pouvez mener avec eux et elles à chaque rayon, l’incroyable multitude de bouquins autour de vous… tout contribue à vous donner le tournis et l’envie de tout acheter. De tout lire. D’ailleurs, les lecteurs passionnés assis à même le sol ne sont pas rares. J’aime cet endroit passionnément et heureusement qu’il est à plus de 100 km de chez moi sinon, je m’y rendrais tous les jours.

Et pour sûr je me ruinerais.

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