Proche… mais de loin

(Serge Joncour) 18/03/2020

Sophie Wilmès, notre Première-Ministre, a eu les mots justes en présentant les mesures de confinement : « Restez chez vous, prenez soin de vous et des autres ». Tout est dit, ou presque, avec une véritable empathie, sans pathos et une émotion que l’on ne connaissait pas jusqu’ici chez nos responsables politiques.

Rester chez nous jusqu’au 5 avril (au moins) en ne sortant que pour le strict nécessaire. Et encore, une fois à l’extérieur, il nous faut garder une distance d’un mètre cinquante avec toute autre personne afin d’éviter de transmettre ou de choper le virus. Donc, plus de contact physique, sauf à la maison avec ceux qui vivent sous le même toit.

Cela ne va pas être facile. Être séparé de la famille qui vit ailleurs et des amis sera une épreuve. Mais comme l’a encore dit Sophie – je me permets de l’appeler par son prénom car j’ai l’impression qu’elle appartient désormais à ceux que j’aime – «… distanciation sociale ne signifie pas coupure sociale mais éloignement physique » et il existe aujourd’hui assez de moyens technologiques pour continuer – voire augmenter – les relations. Enfin se dire ce qu’on ne s’est jamais dit et que l’on regrette tant d’avoir tu une fois qu’il est trop tard. Je sais de quoi je parle, à mon âge j’ai déjà eu le triste privilège de prononcer et d’entendre quelques hommages funéraires.

Oui, le plus dur sera pour nous tous, d’être privé de poignées de mains, de bisous ou de caresses pour les amoureux qui ne vivent pas ensemble. Je pense aussi aux enfants dont les parents vivent loin l’un de l’autre et pire encore à ceux dont les parents sont réunis de force sous le même toit mais se détestent.

Cette réflexion du lendemain de la décision du confinement m’a remis en mémoire un très beau roman lu il y a 7 ou 8 ans dont je ne me souviens plus vraiment de l’histoire mais bien de l’émouvante atmosphère et surtout de son titre signifiant combien l’amour peut être fort même quand il ne peut s’exprimer physiquement. L’Amour sans le faire (Serge Joncour – éd.Flammarion) est « une histoire de la tendresse en même temps qu’un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à changer – et pourquoi pas à renaître ». … comme ce coronavirus, cette manifestation brutale de la nature qui nous oblige à repenser notre façon de vivre (Lire ce billet Coronavirus de Rafaelle Morelli psychiatre et psychothérapeute italien).

Allez, je vous aime tous… à distance, courage 

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