Morceaux de vie à déguster

(Philippe Delerm) 02/02/2020

J’ai reçu hier un délicieux cadeau, le dernier livre de Philippe Delerm La vie en relief (éd. Seuil) qui sort officiellement en librairie cette semaine. Merci à mon amie chroniqueuse Karine et à la sienne, Anne, attachée de presse. « Cela vous ferait-il plaisir de recevoir le nouveau Delerm, je sais que vous l’aimez beaucoup ? » m’a-t-elle écrit en MP il y a quelques semaines « si oui, je demande à mon amie Anne, son attachée de presse de vous l’envoyer juste pour le plaisir, sans contrepartie d’article ou de quoi que ce soit de votre part ».

Mais évidemment que cela me fait plaisir et pas qu’un peu ! (voir mon billet du 1er octobre 2019 Mini-gestes). Et voilà, quelques jours plus tard, le livre s’est envolé de France pour être déposé dans ma boîte aux lettres par les anges de la Poste.

Je l’ai immédiatement ouvert, humé et goûté quelques pages au hasard, mais doucement, sans gloutonnerie. Les gourmandises de Philippe Delerm doivent se savourer avec délicatesse. « En prenant son temps, tout son temps ». Comme on dégusterait une première gorgée de bière, comme on piocherait dans un panier de fruits, comme on suçoterait une glace du Chimborazo.

Une fois encore, Philippe Delerm nous offre de petites perles éblouissantes d’émotions au regard de choses à propos desquelles personne ou si peu écrivent. À savoir les riens ordinaires, les instants du quotidien, ce qui fait que la vie est attachante, riche et « en relief » dès qu’on cesse de courir et qu’on « écoute le bruit du temps qui passe ». Une glace à l’orange sur un bâtonnet, un porte-manteau dans un couloir d’école, un livre d’un auteur oublié… et pourquoi pas une tarte aux noix comme celle que je prépare pour mes petits-fils cet après-midi.

Mais ce livre n’est pas tout à fait comme les autres, il évoque moins des moments situés dans le temps que des cocktails de morceaux d’hier, d’aujourd’hui et de plus tard. Des puzzles intemporels. Multi-temporels. Trans-temporels. Des étincelles d’éternité. Des instants qui chantent toute une vie. « Des souvenirs et des sensations non additionnés les uns aux autres, mais comme démultipliés à l’infini (… ) Je n’ai pas l’impression d’avoir été enfant, adolescent, homme d’âge mûr, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d’âge mûr, et vieux. C’est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout. »

À un an ou deux près, j’ai tous les âges de Philippe Delerm et c’est fou comme je me régale de ces (ses) mots qui me font du bien comme une pâtisserie de poésie.

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