Leçons de (bonnes) choses

27/04/2020

Qu’est-ce que tu apprends, toi, pendant ce confinement ?

Une langue étrangère ? Le yoga ? L’origami, l’art du pliage du papier japonais ? L’ortografe ? Les dix règles d’or de l’investissement boursier ? La permaculture ? La guitare ?

Non, moi, rien de tout ça. J’apprends le ménage et en particulier la cuisine.

Pas celle des œufs brouillés ou des pâtes à la sauce tomates en boîte. Non, la vraie. Celle de la maison, pas des restaurants étoilés. Celle des bons produits de terroir, du jardin et des recettes traditionnelles. Celle dont la buée qui brouille les lunettes sent bon le céleri frais ou le lapin à la bière brune.

Hier soir, par exemple, j’ai cuit deux pavés de cabillaud au four arrosé d’un petit bouillon et de jus de citron que j’ai servis avec des asperges blanches à la sauce aux câpres et aux œufs. Et aujourd’hui, couscous à ma façon. Bon, pas très catholique. Enfin, si. Car je ne l’ai pas accompagné de poulet, de mouton ou de merguez de ramadan mais de saucisses veau et porc (sacrilège !) que j’ai trouvées dans le congélateur et dont j’ai récupéré la chair pour la cuire en y mélangeant les morceaux de courgettes, aubergines et poivrons plus les oignons et l’ail finement coupés et rissolés plus des pois chiches, des raisins et des abricots secs. Avec une pincée de curcuma, de curry, de cumin et une branche de coriandre… je vous dis pas le parfum.

Quand je pense qu’il y a une dizaine d’années encore, j’étais complètement nul aux fourneaux. Aujourd’hui, je ne suis certes pas un Top Chef mais je commence à bien tenir la spatule et le fouet, et ce confinement me permet de m’entraîner intensivement tous les jours.

Quand je me suis marié, il y aura bientôt…oups… cinquante ans, ma mère m’avait offert un livre de cuisine facile « Regina –Votre guide culinaire », ma fidèle bible de base que j’ai enrichie de dizaines, que dis-je, de centaines de recettes, notes et «trucs» acquis à gauche et à droite, sur internet et surtout de la bouche de mes deux frères aînés disparus, Jean-Pierre qui adorait la bonne bouffe et Etienne qui était cuisinier de métier.

Chaque fois que je réussis quelque chose de bon et que Marie-Thérèse apprécie – elle n’est pas du genre à me complimenter avec complaisance – je pense à eux et je lève mon verre de vin vers le ciel, à leur santé.

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