Le cœur à lire

(Amélie Nothomb – Grégoire Delacourt) 09/09/2020

« Rien à dire ». C’est par cette formule laconique et rassurante que Jean-François, mon cardiologue, termine l’examen annuel complet de ma tocante. Il m’invite dans son bureau dès que je me suis rhabillé pour établir son rapport écrit et papoter un peu de tennis, il fut longtemps le joueur n°1 de mon club, c’est là que je l’ai rencontré la première fois en training au chalet-buvette il y a une trentaine d’années avant de devenir un de ses nombreux patients. Aujourd’hui, il est patron de l’hôpital pas loin de chez moi et n’a plus beaucoup le temps, à son grand regret, de fréquenter le club. Surtout cette année avec le Covid qui l’a tenu sur la brèche tout le printemps et l’été. « Si je ne prends pas de vacances dans les prochaines semaines, c’est sûr, je vais péter un câble » me confie-t-il en m’expliquant combien cette expérience fut lourde et épuisante mais aussi, il s’excuse du mot, « exaltante » tant sur le plan scientifique, humain, solidaire et émotionnel.

Avant de me serrer la main… virtuellement, il me recommande de continuer à pratiquer assidûment notre sport préféré et à « faire du bien à mon cœur ». Je le quitte en lui recommandant également « Prends bien soin du tien aussi et à bientôt, j’espère, au comptoir du Smashing… pas sur le terrain, je n’ai pas envie de me faire exploser ».

Pour me récompenser de mon beau bulletin cardiaque, je suis descendu en ville, ce que je n’ai fait que trop rarement ces derniers mois, pour me rendre à « La Compagnie des Mots » à Nivelles pour dire bonjour à Muriel ma libraire préférée et choisir quelques livres dont l’incontournable roman de septembre d’Amélie Nothomb.

Cette année, elle évoque avec talent et émotion un sujet qui me tient à cœur : la lecture. Comment naît le goût des livres ? Comment s’entretient-il ? Comment et pourquoi, tout jeune, on tombe dedans ou pas ? Comme à chaque fois, les mots d’Amélie virevoltent et les pages se tournent à vive allure. J’ai à peine commencé le livre que j’en suis déjà à la moitié. Beau sujet, style vif et agréable mais quand même une impression de superficialité, de manque de profondeur, de survol… d’où le titre, peut-être : Les aérostats (éd. Albin Michel).

Je me suis offert également le dernier Grégoire Delacourt après avoir lu sa récente interview « américaine » par Dana Philip sur son blog http://www.gregoire-delacourt.com/un-jour-viendra-couleur-d-orange/ J’en parlerai sans doute dans un prochain billet quand je l’aurai lu.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s