Cœurs

(Amélie Nothomb – Michel Goldblat) 08/10/2020

Les deux livres que j’ai lus cette semaine ont, par hasard, le même thème central : le cœur, siège de toutes nos passions.

Dans « Ce qui manque à Amédée » de Michel Goldblat paru aux éditions Mols, le cœur brille par son absence. Le héros, prénommé Amédée par ses parents fous de musique et du grand Amadeus, va apprendre à vivre sans cœur car il est né avec une anomalie rarissime : pas de tocante dans la poitrine. Je ne raconterai pas ses aventures, à vous de les découvrir, mais préparez-vous à sourire et à sortir les Kleenex.

Quant à « Frappe-toi le cœur » d’Amélie Nothomb paru chez Albin Michel, c’est au contraire un roman-conte aigre-doux où les cœurs sont bien présents et terriblement vivants même – surtout – s’ils sont écorchés par l’absence d’amour maternel et empoisonnés par la jalousie.

Deux histoires « cardiaques » qui feront battre vos ventricules et qui, moi, m’ont fait penser à adresser un petit coup de cœur à tous mes amis auxquels les aortes, les artères ou les oreillettes ont joué de mauvais tours.

Tout d’abord à des copains de tennis parmi lesquels Jacques qui s’est effondré sur le court et Jean dont l’horloge s’est arrêtée sans crier gare avant les douze coups de la nuit de Noël mais aussi à Pierre, Thibaut ou Olivier qui ne se sont pas laissé terrasser et que les opérations ont rendu plus forts que jamais.

Je pense aussi à tous ces amis qui ont dû se faire ponter de nouveaux conduits sanguins, rafistoler la pompe cardio-vasculaire ou encore se faire greffer une boîte à rythme : Georges, François, Phil, Gérard, Pierre, Michel …

Comme le dit Amélie Nothomb dans son bouquin en citant Musset « Frappez-vous le cœur » mes amis, « c’est là qu’est le génie ». Ce cœur, continue-t-elle en faisant parler une de ses héroïnes cardiologue, qui est « l’organe qui n’a rien à voir avec les autres ! Je comprends que les anciens y aient vu le siège de la pensée, de l’âme et de ces sortes de choses. »

Oui, mes amis, prenez soin de votre cœur encore longtemps, très longtemps, car comme le dit encore Amélie Nothomb dans ce beau livre, en citant cette fois Flaubert : « La bêtise, c’est de conclure ».

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