Sapiens ? Vraiment ?

(Yuval Noah Harari) 20/05/2019

Sapiens est un adjectif latin signifiant « intelligent, sage, raisonnable, prudent ». Et Homo Sapiens désigne l’Homme, l’Être humain, le rescapé de l’évolution des six espèces d’hominidés, séparées de la lignée des grands singes, qui vivaient sur la terre il y a 100000 ans.

Le qualificatif Sapiens a donc été donné, en toute modestie, par l’Homme à lui-même. Mais le mérite-t-il vraiment ? On peut en douter.

En cette période de campagne politique, il est intéressant de lire (ou de relire) le best-seller mondial de Yuval Noah Harari Sapiens – Une brève histoire de l’humanité (éd. Albin Michel). L’auteur nous y apprend que l’élément distinctif entre les Sapiens et les autres espèces animales a été la capacité de vivre, de s’adapter et d’évoluer dans une double réalité : « D’un côté, la réalité objective des rivières, des arbres et des lions ; de l’autre la réalité imaginaire des dieux, des nations et des sociétés. Au fil du temps, la réalité imaginaire est devenue toujours plus puissante, au point que de nos jours la survie même des rivières, des arbres et des lions dépend de la grâce des entités imaginaires comme le Dieu Tout-Puissant, les États-Unis ou Google ».

Pour quelle réalité imaginaire, vais-je voter dimanche prochain ? Quelle est celle qui nous fédérera ou nous divisera ? Quelle est celle, si elle existe, qui peut encore nous enthousiasmer et nous sortir des marasmes des réalités objectives ? J’ai beau tourner les pages des tracts de propagande électorale et écouter les interviews et débats, rien n’excite vraiment mon imagination. Comment s’y retrouver entre toutes ces promesses surréalistes ou « sur-imaginatives », comment surnager entre toutes ces réalités imaginaires que sont nos régions, notre état fédéral, l’Europe ? Et surtout, comment aborder la question de la réalité, elle bien objective, des menaces climatiques ?

Dans les premiers chapitres de son livre, l’auteur et professeur d’université Yuval Noah Harari fait ce constat: « … les politiciens  en campagne serrent les mains et embrassent les bébés, de même, dans un groupe de chimpanzés, les aspirants à la position la plus haute passent beaucoup de temps à embrasser, taper sur le dos et bisouiller les bébés ».

Amusant mais peu rassurant.

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