Provision de lumière

(Hubert Reeves – Philippe Delerm – Omar Youssef Souleimane) 06/01/2018

Premier samedi 2018. Le ciel est bas et lourd et gris. On décide d’aller flâner à Lille. Pendant que Marie-Thérèse visitera ses magasins de matériel d’art, moi j’irai « fureter » entre les murs de livres du Furet du Nord. Je n’ai pas vraiment besoin de nouveaux bouquins, ma pile à lire est assez fournie, mais j’ai envie de commencer l’année avec un peu de lumière de librairie dans la tête. Je ne suis pas là pour acheter mais simplement regarder et m’éblouir. Mais au bout d’un quart d’heure, j’ai déjà trois livres sous le bras.

Le premier est d’Hubert Reeves : Le banc du temps qui passe (éd. Seuil). J’aime ce titre. En quatrième de couverture, le célèbre astrophysicien évoque les réflexions qui lui viennent en tête quand il est assis sur ce banc et les destine « à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps ».

Le second est de Philippe Delerm, un de mes auteurs préférés : Et vous avez eu beau temps ? (éd. Seuil). Sous titré La perfidie ordinaire des petites phrases, ce recueil révèle avec drôlerie l’hypocrisie qui se cache souvent derrière les petites phrases faussement banales et bienveillantes.

Le troisième est d’Omar Youssef Souleimane : Le petit terroriste (éd. Flammarion). Je ne connais pas cet auteur mais le titre m’a percuté. Dans ce récit, Omar « dit adieu à son enfance, celle d’un petit Syrien élevé dans une famille salafiste « normale », c’est-à-dire comme la plupart des garçons autour de lui, en petit terroriste. » Aujourd’hui, écrivain-poète ayant rejeté son éducation et devenu dissident, Omar vit à Paris.

J’ai acheté ces livres sans trop réfléchir mais ce choix n’est pas celui du hasard. Je ne sais pas vous, mais moi ce monde qui m’entoure me semble de plus en plus difficile à cerner, les discussions et les échanges avec mes semblables de moins en moins sincères et la peur des autres cultures de plus en plus obsédante. Face à ces trois préoccupations, ces trois livres me sont spontanément apparus comme trois éclaircies.

Si le soleil ne brille pas dehors, au moins que la grisaille n’envahisse pas nos cerveaux.

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