Le temps qui passe

(Grégoire Delacourt) 04/03/2018

Je viens de lire La femme qui ne vieillissait pas, le 7ème roman de Grégoire Delacourt (éd. JC Lattès) et je n’ai pas vu le temps passer.

Ce livre repose sur une idée géniale : Betty, une jeune et belle femme, ne vieillit pas. Son visage ne connaît pas les rides, sa silhouette et ses longues jambes restent magnifiques : quand elle atteindra les trente ans, elle ne changera plus. La jeunesse à vie. Un miracle. Un rêve. Celui que veulent vivre toutes les femmes. Et les hommes aussi.

Un rêve ? Au fur et à mesure que les années s’additionnent, ce n’est pas si sûr.

J’ai lu ce livre d’une traite tant il est formidablement bien écrit, tant il donne envie de tourner les pages, de voir comment vivre demain avec le visage lisse d’hier, d’accompagner Betty qui prend de l’âge qui ne marque pas… mais qui fait souffrir. En déchirant une énième photo qui montre qu’elle n’a pas changé avec les années et qu’il semble ne s’être rien passé durant tout ce temps, elle dira: « J’aimais l’idée que le temps passe – il rend unique ce que l’on a vécu ».

J’ai bien aimé ce roman car dans ce monde qui désespère celles et ceux que la jeunesse a quittés, il donne au contraire le goût de prendre de l’âge, d’aimer au-delà des apparences cosmétiques, de profiter du temps qui s’envole et de chanter avec Florent Pagny : « Moi je veux vieillir avec toi – C’est mon plus beau rêve ici-bas – Oui je veux vieillir contre toi – C’est mon plus grand rêve ici-bas ».

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