En buvant un verre de rhum

(Olivier de Kersauzon ) 04/11/2018

Ils sont partis. Les 123 concurrents de la Route du Rhum ont pris la mer. Je les ai regardés à la télé. Même si je ne suis pas branché sur ce genre d’événement, je suis touché au plus profond de moi. L’aventure, le danger, la solitude, la vitesse… c’est grisant, je les envie. Quitter ce monde nauséeux et ses miasmes pour quelques jours d’absolu.

Ce qui me fait frissonner dans cet univers de la course de voiliers, ce sont les marins, ces fous de sagesse et de lucidité, leur vision de la vie, leur indifférence au monde de monsieur tout le monde et leur attachement à celui de la nature déchaînée et de la beauté brute. La concentration de toute leur existence sur l’instant présent. L’humilité et le courage de l’instant, entre la vague qui vient de frapper la coque et le souffle qui va, peut-être, gonfler la voile. Pas un regard en arrière, pas de calculs sur l’horizon.

Dans son livre « Promenades en bord de mer et étonnements heureux » (éd. Cherche-Midi – 2016), Olivier de Kersauzon écrit «… je suis moi-même bien indifférent au futur. Si on commence à s’inquiéter pour le futur, on perd un temps énorme. Il ne faut s’inquiéter que pour des choses qu’on peut vraiment changer, et moi, ma réalité d’action dans le monde d’aujourd’hui est bien faible. La seule chose que je puisse faire est d’essayer d’un petit peu moins nuire à mon prochain, au sens étymologique du terme, mais ça s’arrête là ».

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